• Publié le 31 Jan. 2026
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Absence de Grâce Bilolo à l'atelier national du «système d'alerte précoce pour tous» : simple contretemps ou signal politique fort ?

L’absence du gouverneur du Kongo Central, Grâce Bilolo, a marqué les esprits lors du lancement officiel de l’initiative « Système d’alerte précoce pour tous », mercredi 28 janvier, à l’hôtel Fleuve Congo à Kinshasa. Alors que plusieurs gouverneurs de provinces avaient pris part à cette activité, seule l’équipe de communication du gouverneur était aperçue dans la salle. Une situation qui a immédiatement suscité interrogations et commentaires dans les cercles politiques, certains observateurs s’interrogeant sur un éventuel isolement politique de l’autorité provinciale au sein de l’Union sacrée.

Cette absence survient dans un contexte particulièrement sensible. Le gouverneur Grâce Bilolo avait pourtant officiellement sollicité le report de sa comparution devant l’Assemblée provinciale du Kongo Central, prévue le mardi 27 janvier 2026, afin de prendre part à cette activité nationale. Cette comparution devait porter sur des griefs liés à de présumés détournements, tels que relevés dans un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF). Dans sa correspondance, le gouverneur se référait à un message officiel du cabinet du vice-premier ministre de l’Intérieur l’invitant expressément à participer à cet atelier national.

Par ailleurs, certaines sources avancent l’hypothèse d’une interdiction d’accès qui aurait empêché le gouverneur de prendre part à la cérémonie, une information qui reste à ce stade sans confirmation officielle. Dans un climat politique déjà tendu, cette situation alimente spéculations et débats, certains y voyant un possible prélude à une déchéance, d’autres appelant à la prudence face à des interprétations hâtives. D’autant plus que l’atelier, placé sous le haut patronage du président de la République, était présenté comme un cadre stratégique de concertation entre le pouvoir central et les exécutifs provinciaux.

Exauce Lompema