• Publié le 29 Jan. 2025
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Agression rwandaise : « Si ce Conseil de sécurité échoue, la rue va s'en charger », prévient Thérèse Kayikwamba Wagner

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«Le droit de rachat de ce conseil n'est nul par ailleurs que dans les actions immédiates», a exhorté, mardi 28 janvier, au Conseil de sécurité, la ministre d’État et des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, qui prévient : «Si le Conseil échoue, la rue va s'en charger.»

D’un ton ferme, elle a dénoncé les massacres perpétrés à l’éclair par les rwandais dans l’Est de la RDC causant des milliers de morts. « Les vies ne peuvent pas être pendues à la machinerie politicienne qui observe sans agir», s’alarme-t-elle et d’interpeller : «A quel seuil de catastrophe humanitaire et des violations flagrantes de notre territoire devrez-vous enfin agir pour sanctionner les responsables du M23 et les officiers rwandais et leurs complices.»

Confiante des décisions fermes attendues contre l’agresseur rwandais, elle a interpellé «si ce conseil ne sanctionne pas, l'histoire marquera ce temps comme l'époque de l'impuissance et l'indifférence de ce conseil de sécurité», en réitérant ses présages :

- Le retrait immédiat des troupes rwandaises et cessation des hostilités

- la mise en place des sanctions ciblées contre la chaîne de commandement des ADF et les décideurs politiques rwandais

- l'imposition d'un embargo sur les ressources naturelles déclarées comme rwandaises, en particulier le Coltan et l'or

- la révocation du Rwanda étant que contributeur des troupes aux Nations unies. On ne peut être à la fois agresseur et prétendre jouer un rôle dans la promotion de la paix

- La transparence totale sur le transfert d'armes au Rwanda. Ces transferts doivent être arrêtés pour empêcher qu'ils continuent à alimenter la violence et l'instabilité.

Henock Mukuna