• Publié le 1 Juin 2026
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Appel à une Ville morte ce 3 juin : Sambey Beya juge l’initiative de l’opposition inefficace face aux priorités du pays

L'opposition congolaise, réunie au sein du C64, a annoncé une journée « ville morte » prévue le 3 juin prochain sur l'ensemble du territoire national pour protester contre le vote du projet de loi référendaire à l'Assemblée nationale. Réagissant à cette initiative lors d'une interview accordée à ECHO.CD le dimanche 31 mai, le président national du parti Nouveau Souffle pour la République (NSR), Sambey Beya, estime que cette démarche traduit davantage une crise d'organisation et de vision politique qu'une véritable alternative pour l'avenir du pays.

« Dans une démocratie, l'opposition a naturellement le droit d'exprimer ses désaccords et de défendre ses positions. Cependant, elle doit le faire en privilégiant le débat d'idées, la sensibilisation de la population et les mécanismes démocratiques prévus par la Constitution et les lois de la République. À mes yeux, appeler à la paralysie des activités économiques et sociales du pays pour s'opposer à un débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle revient à détourner l'attention des véritables préoccupations de la population, notamment la sécurité, l'emploi, le pouvoir d'achat et le développement », a-t-il déclaré.

Sambey Beya affirme par ailleurs que toute question liée à la Constitution doit être examinée dans un cadre républicain, pacifique et démocratique. Selon lui, la population doit être informée, consultée et respectée, sans intimidation ni manipulation. Le président du NSR soutient le principe d'une réforme constitutionnelle si celle-ci répond aux intérêts supérieurs de la nation et aux réalités actuelles du pays. Il estime enfin que le débat doit rester ouvert et que la décision finale revient au peuple souverain, appelé à se prononcer sur l'avenir de ses institutions.

Remy Mbuyi