Après l'ouverture du président Tshisekedi au dialogue national inclusif : Lamuka et l’ADD Congo appellent à y aller vite pour sauver le pays
La coalition d’opposition Lamuka et l’ADD Congo ont réagi à l’annonce de l’ouverture d’un dialogue national inclusif, faite par le président Félix Tshisekedi. Par la voix de leur porte-parole, Prince Epenge, ces plateformes disent « prendre acte » de la reconnaissance, par le chef de l’État, de la nécessité d’un dialogue pour faire face à la guerre d’agression et aux multiples crises sécuritaires. « L’unité et la cohésion des enfants du Congo sont indispensables pour fédérer les énergies et mutualiser les forces afin de récupérer les territoires occupés », a-t-il déclaré, évoquant notamment l’insécurité persistante au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri et dans la province du Bandundu.
Pour Lamuka, l’essentiel ne réside ni dans l’identité de l’initiateur du dialogue ni dans le lieu de sa tenue. « Le plus important, ce sont les objectifs poursuivis, tels que le peuple les réclame », a insisté Prince Epenge. Parmi ces priorités figurent la reconquête des territoires sous occupation, la pacification durable des zones en proie à l’insécurité, le renforcement de l’unité nationale « comme assurance-vie absolue du pays », mais aussi l’engagement de réformes électorales crédibles en vue d’élections générales apaisées en 2028.
Dans cette perspective, Lamuka dit faire confiance à la médiation régionale et continentale. « Nous faisons confiance à la sagesse du président Lourenço de l’Angola et à l’Union africaine pour accompagner les Congolais dans ce dialogue entre Congolais », a souligné le porte-parole. Saluant « un pas dans la bonne direction » après la reconnaissance, par Félix Tshisekedi, de la nécessité du dialogue, Prince Epenge presse toutefois d’agir sans tarder : « Peu importe le chat, pourvu qu’il attrape la souris. Qu’on se réunisse à Kinshasa ou ailleurs, l’urgence est de sauver des vies, libérer nos provinces, pacifier le pays et engager les réformes électorales, car dans deux ans, les Congolais devront élire un nouveau président. »
Exauce Lompema