Après le sit-in de l’opposition : la Justice ouvre une enquête pour établir les responsabilités pénales liées aux incidents
Le Procureur général près la Cour de cassation a ouvert une enquête afin d’établir les responsabilités pénales des personnes impliquées dans les dégâts matériels et les pertes en vies humaines enregistrés à l’issue du sit-in organisé par l’opposition le 4 juin dernier au Palais du peuple, à Kinshasa. Cette manifestation visait à protester contre le projet de révision de la Constitution de 2006 en République démocratique du Congo.
Selon un communiqué du service de communication du parquet, la justice procédera à la reconstitution des faits, aussi bien en amont qu’en aval des événements, afin d’en restituer avec exactitude les circonstances. Le ministère public entend, le cas échéant, mettre en mouvement l’action publique contre tout auteur, coauteur ou complice avéré. Il affirme vouloir parvenir à des conclusions fondées sur des éléments objectifs, dans le strict respect de la loi et des droits de chacun, afin de « faire toute la lumière sur ces incidents et de veiller, sans faiblesse, au respect de l’ordre public ainsi qu’à la protection des personnes et de leurs biens ».
Le Procureur général met, par ailleurs, en garde toute personne qui se rendrait coupable de la propagation de rumeurs, d’allégations mensongères ou d’informations infondées. Il souligne que de tels agissements pourraient être qualifiés d’infraction de propagation de faux bruits, exposant leurs auteurs à des poursuites judiciaires.
Henock Mukuna