Arrestation d’Aubin Minaku : le Cadre de concertation dénonce une « dérive autoritaire » et exige sa libération
Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales a vivement réagi à l’arrestation nocturne de l’honorable Aubin Minaku, vice-président du PPRD et ancien président de l’Assemblée nationale. Dans une déclaration rendue publique, cette plateforme politique et sociale qualifie l’opération d’« enlèvement nocturne » mené par un important détachement de militaires lourdement armés, une mobilisation jugée « totalement disproportionnée » à l’encontre d’une personnalité « notoirement inoffensive » et disposant d’une adresse connue.
Selon le Cadre de concertation, cette arrestation s’inscrit dans une pratique répressive préoccupante. « Nous condamnons avec la plus grande vigueur cette dérive autoritaire où les forces armées sont détournées de leur vocation républicaine pour servir d’instrument d’intimidation politique et de neutralisation des voix dissidentes », a déclaré son coordonnateur et porte-parole, Michel Mwika Banza. La plateforme estime en outre que l’arrestation d’Aubin Minaku viole la Constitution de la RDC ainsi que les engagements internationaux du pays en matière de droits humains, de libertés fondamentales et de pluralisme politique.
En conséquence, le Cadre de concertation exige la libération immédiate et sans condition de l’honorable Aubin Minaku, ainsi que celle de toutes les personnes « arbitrairement privées de liberté pour leurs opinions ou leurs engagements politiques ». Il tient par ailleurs le gouvernement « pour pleinement responsable de toute atteinte à l’intégrité physique et morale » de l’ancien président de l’Assemblée nationale, appelant les autorités à garantir le respect de l’État de droit et des libertés publiques.
Exauce Lompema