Atelier national sur l’« Alerte précoce pour tous » en RDC : Judith Suminwa appelle à faire de l’anticipation des risques une priorité de l’action publique
La première ministre Judith Suminwa a procédé, mercredi 28 janvier, à l’ouverture officielle de l’atelier national consacré au lancement de l’initiative des systèmes d’alertes précoces pour tous, lors d’une cérémonie organisée au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa. Dans son allocution, la Cheffe du gouvernement a souligné l’importance accordée par l’exécutif à la prévention des catastrophes et à la protection des vies humaines. « gouverner, c’est prévoir. L’anticipation des risques doit désormais être au cœur de l’action publique », a-t-elle déclaré.
Évoquant le contexte national, Judith Suminwa a alerté sur la vulnérabilité croissante du pays face aux catastrophes naturelles, exacerbées par le changement climatique, la forte croissance démographique, l’urbanisation anarchique et les constructions non planifiées. Elle a rappelé que les inondations, sécheresses et épidémies continuent de provoquer des pertes humaines, la destruction d’infrastructures et un affaiblissement des économies locales, exerçant une pression accrue sur les finances publiques. « Le statu quo n’est plus une option », a-t-elle insisté.
Face à cette réalité, la première ministre a plaidé pour un changement de paradigme, en passant d’une gestion essentiellement réactive à une approche axée sur la prévention, l’anticipation et la résilience. Elle a mis en avant les réformes engagées par le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, notamment l’adoption d’une stratégie nationale et d’une politique nationale de gestion des risques de catastrophe. « Ces acquis constituent des fondations solides pour bâtir un système national moderne et efficace », a-t-elle affirmé.
Judith Suminwa a enfin salué l’appui du système des Nations Unies à travers l’initiative mondiale « Early Warnings for All », lancée par le Secrétaire général de l’ONU, ainsi que l’accompagnement du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe. Elle a exprimé sa reconnaissance au représentant spécial du Secrétaire général, Kamal Kishore, pour sa participation à ces assises, tout en rendant hommage à la vision du Chef de l’État, qu’elle considère comme déterminante dans l’avancée des réformes en matière de réduction des risques de catastrophe en RDC.
Exauce Lompema