Changement ou non de la constitution en RDC : le député national Aimé-Pascal Mongo précise qu’«aucune loi fondamentale n'est immuable»
Le député national Aimé-Pascal Mongo Lokonda, initiateur et autorité de référence du Congrès national africain pour le réveil du Congo (CNARC), s’est exprimé ce mardi 28 avril sur la question sensible de la Constitution. Dans une déclaration qui alimente davantage le débat national, il a souligné le caractère évolutif de toute loi fondamentale face aux réalités changeantes.
« Aucune constitution n’est pérenne face à une situation inattendue, imprévisible d’une certaine façon, tout peut s’ébranler. Une constitution est changeable », a-t-il affirmé.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par une vive controverse autour de l’éventualité d’un changement constitutionnel en République démocratique du Congo. Pour la majorité au pouvoir, une telle réforme se justifierait par les défis actuels et les enjeux du moment, nécessitant, selon elle, une adaptation du cadre légal aux nouvelles réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles du pays.
En revanche, cette orientation est fermement contestée par l’opposition, qui rejette toute idée de modification de la Constitution. Celle-ci y voit une initiative inopportune et potentiellement dangereuse pour la stabilité démocratique. Ainsi, le débat reste profondément polarisé, chaque camp campant sur ses positions, tandis que l’opinion publique suit de près l’évolution de cette question cruciale pour l’avenir du pays.
Exauce Lompema