Démolition des maisons à Ngaliema : les habitants de l’avenue de la Paix dénoncent une injustice flagrante et crient à l'aide à Tshisekedi
Depuis quelques jours, les habitants de l’avenue de la paix dans la commune de Ngaliema sont en émoi suite à l’annonce brutale du gouvernement provincial, à travers le ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITPR), de la démolition prochaine de plusieurs habitations. Ces démolitions seraient prévues dans un délai de trois jours seulement, sans respect de la procédure légale d’expropriation ni prise en compte des réalités du terrain. Ces citoyens appellent à l’intervention urgente du chef de l'Etat pour «surseoir à ces démolitions enfin d’exiger des mesures d’accompagnement et de privilégier le dialogue et des solutions techniques.»
Les résidents dénoncent une décision unilatérale, prise sans concertation, ni respect des droits fondamentaux garantis par la Constitution. En effet, bon nombre de propriétaires concernés disposent de titres de propriété valides, de certificats d’enregistrement et de permis de construire délivrés par les autorités compétentes de l’État. « L’État ne peut pas, du jour au lendemain, se dédire et déclarer invalides des documents qu’il a lui-même délivrés », clament les habitants. « S’il est question d’utilité publique, l’indemnisation des citoyens concernés est non seulement un droit, mais une exigence de justice. »
« Le problème ici n’est pas la présence de maisons, mais le manque d’assainissement, l’absence de canalisation adéquate des eaux, et la négligence dans l’entretien des infrastructures », expliquent les leaders communautaires. « Une solution technique existe : curage des caniveaux, drainage et sécurisation du mur du Cercle hippique. » Parmi les habitants menacés, on retrouve des veuves, des orphelins, des déplacés internes venus de Bukavu et Goma, qui ont investi toutes leurs économies pour construire un toit. Certains ont même contracté des dettes ou utilisé leur pension de retraite pour y parvenir. La démolition de leurs maisons, sans indemnisation ni alternative, serait un désastre humanitaire.
Exauce Lompema