• Publié le 11 Avr. 2025
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Détention secrète de Ngoy Mulunda : ASHADO, ANMDH, Justicia Asbl et VSV exigent la transparence totale sur le lieu d'incarcération

L'Association africaine de défense des Droits de l'Homme (ASADHO), les Amis de Nelson MANDELA pour la défense des droits Humains (ANMDH), Justicia ASBL et la Voix des Sans Voix pour les Droits de l'Homme (VSV) exigent la transparence totale sur le lieu de détention réelle du Pasteur Daniel Ngoyi Mulunda ainsi que des informations précises sur son état de santé, demandant que «sa famille et ses avocats aient un accès immédiat et sans restriction à lui, pour s'assurer du respect de ses droits fondamentaux.»

Ceci ressort d’un communiqué cosigné depuis le 08 avril par ces organisations qui indiquent que «depuis son extradition irrégulière, sa détention se déroule dans une opacité totale. À ce jour, sa famille, ses proches, ses avocats, voire les organisations de défense des droits de l'homme et certaines instances internationales ignorent toujours son lieu exact de détention», poursuivant qu’en l'absence d'une infraction avérée, elles exigent sa libération immédiate et inconditionnelle et appellent le Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés à «prendre position face à cette situation qui compromet la crédibilité de la protection internationale qu'il est censé garantir aux réfugiés.»

Daniel Ngoy Mulunda, ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a passé plusieurs mois en détention après avoir été condamné par le tribunal de grande instance de Lubumbashi à trois ans de prison pour incitation à la haine tribale, propagation de faux bruits et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Après sa libération, le pasteur Ngoy Mulunda s’était rendu en Zambie où il s’était enregistré légalement comme réfugié politique auprès du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Exaucé KRANE