Dossier forages : l’association des sociétés civiles dénonce l’atteinte à la liberté d'expression par le Conseil de la magistrature suprême
Les ONG de lutte contre la corruption ont dénoncé, ce vendredi 28 février, la violation de la liberté d’expression par le Conseil de la magistrature, qui a menacé de poursuivre en justice «la société civile et les journalistes d’investigation», qui ont analysé la décision de la cour de cassation, acquittant l’ancien ministre François Rubota et l’opérateur économique Mike Kasenga.
«Cette attitude constitue une violation flagrante de l’article 23 de la Constitution de la République Démocratique du Congo, qui consacre le droit fondamental à la liberté d’expression. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit implique la liberté d’exprimer ses opinions ou ses convictions, notamment par la parole, l’écrit et l’image, sous réserve du respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs», a confié un document signé par plusieurs sociétés civiles.
Pour ces dernières, «ces dispositions constitutionnelles établissent clairement que la liberté d’expression et le droit à l’information constituent des piliers essentiels de la démocratie et du dialogue citoyen». Sur ce, «toute tentative de restreindre ces droits constitue une atteinte grave aux principes fondamentaux de l’État de droit», a ajouté le communiqué.
Henock Mukuna