Embouteillages « monstres » et insalubrité à Kinshasa : Félix Tshisekedi s’indigne contre la gestion de Daniel Bumba
Dans son discours sur l’état de la Nation prononcé ce lundi 8 décembre devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, le président Félix Tshisekedi a reconnu avec insistance l’ampleur des difficultés qui minent le quotidien des Kinois. Il a notamment dénoncé les « embouteillages devenus monstres », qui « épuisent les familles, freinent la productivité et dégradent l’image de la capitale ». Pour le chef de l’État, ces congestions routières ne sont plus une simple gêne, mais un « défi national de gouvernance » nécessitant une planification moderne et un pilotage adapté à la croissance démographique de Kinshasa.
Le président a également tiré la sonnette d’alarme sur la situation d’insalubrité, pointant « l’obstruction des caniveaux, la mauvaise gestion des déchets et la pression croissante sur les quartiers densément peuplés ». Ces failles structurelles exposent la population à des risques sanitaires « inacceptables ». Félix Tshisekedi a plaidé pour une modernisation complète de la chaîne d’assainissement, une clarification des responsabilités entre acteurs publics et privés, ainsi qu’une « mobilisation citoyenne durable » assortie d’une tolérance zéro contre les pratiques qui dégradent les quartiers.
Pour répondre à ces urgences, le président a confirmé le lancement du vaste projet d’extension de Kinshasa vers la cité industrielle de Maluku, couvrant 430 km², dont une première phase de 75 km² opérationnelle dès le premier trimestre 2026. Sur cinq ans, 1 200 usines devraient y être construites, dont 160 dès 2026, afin de décongestionner la ville, créer des emplois et améliorer la desserte en eau et en électricité. Parallèlement, le guichet unique des permis de construire (GUPEC), déjà expérimenté à Kinshasa, sera déployé dans d’autres grandes agglomérations pour soutenir une urbanisation mieux contrôlée.
Exaucé Lompema