• Publié le 14 Aôut 2025
  • Lecture 1585

En proie de la Justice qu'il voulait guérir : Constant Mutamba s’indigne du dénuement en «son honneur, sa crédibilité, sa dignité…»

A LA UNE

Le ministre honoraire de la Justice, Constant Mutamba, a exprimé mercredi 13 août, ses regrets lors de la quatrième audience du procès lui mettant en cause, le détournement de 19 millions de la construction d’une prison. Il s'est indigné que la justice qu'il voulait guérir, l’arrache, «son honneur, sa crédibilité, sa dignité, voire son directeur de cabinet récemment décédé» pour cette affaire dont il a clamé son innocence.

Prenant paroles en dernier lieu, Constat Mutamba est resté serein dans ses dires. «Ce dont le destin défini pendu ne se noie pas», a-t-il emprunté l’adage russe pour exprimer son espoir en dépit de son mécontentement. «Vous avez le choix de condamner un innocent ou de l’acquitter en entrant dans l’histoire par la grande porte», a déclaré Constant Mutamba, endossant la responsabilité aux juges de la Cour de Cassation.

Au sujet de 10 ans requis par le ministère public le traitant de délinquant, «je voudrais pas que le réquisitoire du ministère public, qui est malheureusement beaucoup plus personnalisé, ne puisse pas révéler tout ce qui s’est passé dans nos relations entre le ministre de la Justice et le Parquet, toutes les divergences qu’il y a eues», demandant ainsi aux juges, en tant que neutres et indépendants, de dire le bon droit ».


Henock Mukuna