• Publié le 26 Fév. 2026
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Intervention de Kayikwamba sur la situation des droits humains en RDC : Le Cadre de concertation dénonce un « discours de façade » contraire aux réalités sur terrain

Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales a vivement réagi à l’intervention de la ministre des Affaires étrangères à la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève. Dans une déclaration signée par la porte-parole de la structure, Dahlia Tshilanda et rendue publique à Kinshasa le 25 février 2026, la plateforme estime que le discours officiel a présenté « un tableau artificiellement embelli » de la situation des droits humains en République démocratique du Congo, en décalage avec les réalités vécues sur le terrain.

Selon le Cadre, cette prise de parole relèverait d’« une tentative délibérée d’induire en erreur la communauté internationale », en minimisant l’ampleur des violations documentées dans le pays. La déclaration évoque un « double langage », conciliant à l’extérieur mais « autoritaire et répressif » à l’intérieur, caractérisé notamment par des arrestations arbitraires, la restriction des libertés publiques et l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Face à ce qu’il qualifie de « rupture entre l’État et sa mission fondamentale de protection des droits et de la dignité humaine », le Cadre de concertation rejette fermement les affirmations de la cheffe de la diplomatie congolaise. Il rappelle que la défense des droits humains doit reposer sur « l’impartialité, la cohérence et la vérité », appelant les partenaires internationaux à ne pas se contenter d’une « présentation incomplète et orientée » de la situation nationale.

En conséquence, la plateforme exige notamment la libération des prisonniers politiques et d’opinion, la fermeture des lieux de détention illégaux, la levée de l’état de siège dans les zones concernées ainsi que la mise en place d’une mission d’enquête indépendante sous l’égide des Nations Unies. Elle réclame également la restauration pleine et entière des libertés fondamentales, affirmant que « nul acteur engagé dans la promotion des droits humains ne saurait se soustraire à cette exigence morale et juridique ».

Exauce Lompema