Journée mondiale de lutte contre l’endométriose : Dr Makakala Nzanzi alerte sur une maladie encore méconnue mais dangereuse pour les femmes
À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’endométriose, célébrée ce 28 mars, la docteure Makakala Nzanzi Lorène, médecin résidente en gynécologie-obstétrique, a sensibilisé sur cette affection chronique qui touche de nombreuses femmes. Elle la définit comme « la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de la cavité utérine », une situation qui provoque une réaction inflammatoire dans l’organisme.
Selon elle, « ces lésions peuvent se localiser au niveau des ovaires, des trompes de Fallope, du péritoine, de la vessie ou encore du rectum ». Bien que les causes précises demeurent incertaines, la spécialiste évoque plusieurs pistes, notamment « le reflux menstruel, les facteurs génétiques, les déséquilibres hormonaux et les anomalies du système immunitaire ».
La docteure souligne que « l’endométriose n’est pas une maladie mortelle, mais elle impacte fortement la qualité de vie ». Elle précise que les patientes souffrent souvent de « douleurs pelviennes chroniques, aggravées pendant les menstruations », mais aussi de « troubles digestifs, de fatigue persistante, de saignements anormaux et parfois d’infertilité ».
Concernant la prise en charge, Dr Makakala indique qu’« il n’existe pas de traitement curatif définitif », mais que « plusieurs options permettent de soulager les symptômes ». Elle cite notamment « les antalgiques, les traitements hormonaux et, dans certains cas, la chirurgie ». Elle insiste enfin sur « l’importance d’une prise en charge précoce, d’une bonne hygiène de vie et d’un suivi médical régulier pour améliorer la qualité de vie des patientes ».
Jemima Mukuna