• Publié le 27 Fév. 2026
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Kisenso sous le choc : condamné à mort pour le meurtre et l’anthropophagie de sa mère, un trentenaire dénonce « un complot monté » par le responsable de l’immeuble

Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete, siégeant en audience foraine dans la commune de Kisenso, a condamné ce jeudi 26 février Josué Kaniki Kasongo à la peine de mort pour le meurtre et l’anthropophagie de sa mère. Jugé en flagrance devant une foule nombreuse, le trentenaire a également été condamné à verser 50 000 dollars américains à la partie civile à titre de dommages et intérêts. En appliquant la règle du cumul des peines, la juridiction n’a retenu que la sanction la plus lourde.

Selon les autorités, le corps de la victime aurait été découpé : une partie brûlée et une autre conservée dans un congélateur. L’intervention policière, déclenchée vers 4 heures du matin après les plaintes des voisins incommodés par une forte odeur, a été confirmée par le ministère public et un officier de police judiciaire du commissariat de Kisenso 1. L’affaire, d’une rare violence, a profondément bouleversé les habitants du quartier.

Tout au long du procès, le prévenu a plaidé non coupable, dénonçant un « complot monté de toutes pièces » par le responsable de l’immeuble et le parquet. Son avocate, Me Joyce Isio, a soulevé l’irresponsabilité pénale pour troubles mentaux, évoquant une possible non-imputabilité. Malgré ces arguments et les incohérences relevées dans ses déclarations, le tribunal a ordonné son arrestation immédiate, une décision vivement saluée par la population kinoise.

Exaucé KRANE