• Publié le 4 Avr. 2026
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Kongo-Central : Jolie Mbengi décèle les «inégalités éducatives, la précarité et les pesanteurs socioculturels» comme obstacles pour la participation des femmes à la vie publique

Dans une interview accordée à Écho.cd ce samedi 4 avril, la Docteure en économie appliquée, gestion financière et comptabilité, et chercheuse en entrepreneuriat féminin, Jolie Mbengi, s’est exprimée sur la problématique de la participation de la jeune femme à la vie publique et au développement dans la province du Kongo-Central. Elle met en lumière les nombreux obstacles qui continuent de freiner l’engagement des femmes dans les sphères politique et sociale.

Selon elle, plusieurs facteurs expliquent cette faible implication. « Plusieurs raisons freinent la vie publique et politique de la femme, notamment le niveau d'études inférieures de la femme est un frein, la faible application des lois, la pauvreté ou la précarité de la vie de la femme, le manque de ressources financières, les normes sociales et les stéréotypes… », a-t-elle déclaré, pointant un ensemble de contraintes structurelles et culturelles qui limitent les ambitions féminines.

Toutefois, Jolie Mbengi souligne l’existence de mécanismes juridiques et d’initiatives capables de renverser cette tendance. « Les initiatives qui peuvent inciter ou encourager la femme à la vie publique et politique dans notre pays sont nombreuses. Nous pouvons citer l'article 14 de notre constitution qui parle sur la représentation équitable, la loi n°15-013 du 1er août 2015, les articles 12 et 13 interdisant la discrimination basée sur le genre », a-t-elle énuméré, évoquant également les lois électorales favorables à la participation des femmes ainsi que les efforts de sensibilisation, de formation et de réseautage.

Enfin, la chercheuse insiste sur la nécessité d’un changement de mentalité et d’un renforcement de l’autonomisation féminine. « La femme elle-même doit aussi prendre conscience. La femme doit arrêter de se sous-estimer. Elle doit travailler, elle doit s'impliquer. Il faut l'autonomisation économique de la femme, le financement, des subventions et éliminer toutes sortes de violences basées sur le genre », a-t-elle conclu, appelant à une mobilisation collective pour une inclusion effective des femmes dans la vie publique et le développement.

Exauce Lompema