• Publié le 3 Mars 2026
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Lancement officiel du FNAC : « ce moment charnière est une étape clé dans la construction de notre avenir commun » Jean-Baptiste Mwami aux chefs coutumiers

Le vice-ministre des Affaires coutumières, Jean-Baptiste Mwami Ndeze, est intervenu lundi 2 mars lors du lancement officiel du Forum national des affaires coutumières (FNAC), organisé sous le haut patronage du président Félix Tshisekedi. Dans une allocution empreinte de reconnaissance, il a exprimé « toute notre gratitude pour avoir prêté l’oreille à notre appel en nous confiant la gestion du secteur des affaires coutumières ». Il a rappelé qu’« un plaidoyer de plus de deux décennies » avait été mené par les autorités traditionnelles afin de devenir « de véritables acteurs dans la gestion quotidienne de la chose publique ».

Face aux chefs coutumiers venus des 26 provinces, le vice-ministre a salué leur engagement malgré « la fatigue, les distances et parfois l’enclavement ». « Cet effort n’est pas inaperçu. Il témoigne de votre loyauté envers les institutions de la République et de votre amour pour ce pays », a-t-il déclaré, les qualifiant de « piliers de notre unité ». Il a insisté sur le caractère historique du forum, affirmant que « ce moment charnière est une étape clé dans la construction de notre avenir commun ».

Évoquant la vision du Chef de l’État, Jean-Baptiste Mwami Ndeze a mis en avant le projet du corridor Kivu-Kinshasa, lancé à Davos, soulignant que « sa réussite présuppose une forte implication des chefs coutumiers », gardiens des terres ancestrales et de la biodiversité. Selon lui, « la capacitation des chefferies et secteurs doit en faire des partenaires techniques et écologiques », afin d’accompagner la décentralisation prévue par la Constitution de 2006 et de contribuer à la stabilisation du pays.
Enfin, le vice-ministre a plaidé pour l’inclusion et la cohésion sociale.

Il a rappelé l’importance d’intégrer les peuples autochtones et de valoriser la diversité culturelle nationale, citant « la sagesse du royaume Kongo, la résilience des peuples du Grand Kivu et de l’Ituri ou encore la splendeur des traditions luba ». Insistant sur la jeunesse, qui représente plus de 70 % de la population, il a exhorté les chefs à être « leur boussole ». Il a également défendu la place de la femme dans la gouvernance coutumière : « Dans nos traditions profondes, la femme n’est pas un accessoire. Elle est le maillon essentiel du tissu familial. Sans elle, le trône est vide de sens. »

Exauce Lompema