LES DOUZE TRAVAUX DE FATSHI vs LES DOUZE PROPOSITIONS de Joseph Kabila, selon Germain Kambinga
Le 23 janvier 2024, au lendemain de la prestation de serment du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son second mandat, Germain Kambinga, leader du mouvement centriste congolais et initiateur du Bloc Patriotique, dévoilait "Les 12 Travaux de Fatshi", en référence aux douze travaux d’Hercule. Ce programme ambitieux représentait les défis majeurs à relever pour placer la RDC sur la voie du développement durable et restaurer sa grandeur historique.
Ces 12 travaux constituaient également un appel à la cohésion nationale désintéressée, invitant chaque Congolais à s’engager pour le relèvement de la nation, dans un contexte marqué par une guerre d’agression contre notre souveraineté.
Seize mois plus tard, alors que le Congo se bat toujours pour sa dignité et son intégrité territoriale, certains compatriotes — au lieu de soutenir cet effort patriotique — ont choisi de dédouaner l’ennemi, tout en servant ses relais internes. Par des manœuvres subversives, ils proposent une voie parallèle à celle de la patrie, devenant les chevaux de Troie d’un Rwanda qui tente de blanchir ses crimes et pillages en RDC, à travers l’instrumentalisation de Congolais inconscients.
Parmi eux, l’ancien Président Joseph Kabila Kabange. Après avoir qualifié l’AFC/M23 de « l’aspiration légitime du peuple congolais » et blanchi l’agresseur rwandais de toute responsabilité, il revient aujourd’hui avec 12 Propositions, présentées comme un projet politique alternatif. En réalité, ces propositions constituent les fondements d’un nouveau cycle d’infiltration et de domination rwandaise.
Analyse comparative : Les visions de deux acteurs majeurs
I. Les 12 Travaux de Fatshi
Par Germain Kambinga Katomba
1. Investissements massifs dans six piliers stratégiques
Allouer 1 milliard USD par pilier chaque année, pendant 5 ans, dans les secteurs suivants :
Sécurité
Éducation et Formation
Santé
Énergie
Infrastructures, logement et transport
Agriculture
L'approche mise en œuvre pour la gratuité de l’enseignement peut servir de modèle pour ces secteurs. Grâce à la croissance budgétaire des deux dernières années, un tel effort est réaliste, à condition de rationaliser les dépenses publiques. Il faut geler le train de vie de l'État afin d’augmenter l’investissement productif et garantir des résultats socioéconomiques tangibles.
2. Création d’un Fonds national de développement
Fusionner les comptes spéciaux de l’État (FPI, FONER, etc.), aujourd’hui alimentés par des ressources parafiscales, en une seule structure financière stratégique. Ces comptes mobilisent déjà environ 1 milliard USD par an. Leur consolidation permettrait :
D'accéder à des financements extérieurs hors budget en appliquant des méthodes modernes de management financier ;
De créer un actif financier à maturité de 10 à 20 ans, susceptible de lever jusqu’à 10 milliards USD sur les marchés internationaux à des taux compétitifs, sans enfreindre les accords avec le FMI.
Cela offrirait à la RDC une capacité nouvelle de financement bilatéral, multilatéral et obligataire, facilitant la réalisation d’objectifs de développement structurel.