Participation des femmes dans l’enseignement supérieur : Maria Tuabu appelle les étudiantes à briser les stéréotypes de genre et à foncer sans peur
Dans une interview accordée à Echo.cd ce samedi 7 mars, Madame Tuabu Dobo Maria, assistante scientifique en économie et développement à l’Université Catholique du Congo (UCC) et ambassadrice de l’ASBL Come Back Smile, s’est exprimée sur la thématique « La participation des femmes dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ». Engagée dans la promotion du leadership féminin et de l’évolution de la jeune fille, elle a mis en lumière les obstacles qui freinent encore la présence des femmes dans le monde académique.
Selon elle, le premier frein demeure les stéréotypes de genre profondément ancrés dans la société. « On a toujours limité la femme au foyer, on a toujours limité la femme en tant qu’être qui prend soin des autres ou encore d’une famille, mais on n’a jamais donné la chance à la femme de pouvoir se dépasser, se surpasser et même aller jusqu’au point de faire des recherches scientifiques ou transmettre des connaissances », déplore-t-elle. Elle estime également que la perception qui place systématiquement l’homme au-dessus de la femme constitue un obstacle majeur à l’égalité dans le domaine scientifique.
Pour Tuabu Dobo Maria, la présence féminine dans les universités constitue pourtant une valeur ajoutée importante pour la recherche et l’enseignement. Elle explique que la femme apporte une dimension humaine et pédagogique particulière dans la transmission du savoir. « À part le fait d’avoir un visage masculin au niveau de l’apprentissage, il faut aussi avoir ce visage de douceur, qui est le visage féminin… un peu comme une mère avant d’être une enseignante », affirme-t-elle, soulignant que cette complémentarité contribue à l’évolution du système éducatif.
Afin de promouvoir davantage la participation des femmes dans le milieu universitaire, l’assistante scientifique insiste sur l’importance du soutien et de l’accompagnement, notamment de la part des hommes déjà présents dans ce secteur. « Si on a un soutien masculin, des personnes qui ont déjà commencé ça avant nous, ça pourra très facilement faire en sorte qu’on s’intègre », indique-t-elle, rappelant que pour plusieurs femmes, le monde scientifique reste encore un terrain à découvrir.
S’adressant aux jeunes étudiantes qui hésitent à poursuivre une carrière scientifique, l'assistante Maria lance un message d’encouragement : « Foncez. Allez-y. Essayez. Commencez… Quand l’opportunité se présente, il faut la saisir ». Elle les invite à croire en elles-mêmes et à rester fidèles à leurs principes : « Il faut être sûr de soi, être ferme dans ses décisions… Personne ne va vous arracher votre intelligence ». Pour elle, l’essentiel est d’oser afin d’impacter positivement la société à travers la transmission du savoir.
Exauce Lompema