• Publié le 6 Mai 2026
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Permis de culte : Guillaume Ngefa le suspend et dénonce le manque de traçabilité des fonds sous Mutamba

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Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa a déploré, mardi 5 mai, le manque de traçabilité des fonds récoltés par son prédécesseur, Constant Mutamba pour l’obtention de l’exercice de culte en République démocratique du Congo, « qui n’ont pas été reversés au Trésor public, comme exigent les règles de la totalité publique », a-t-il dénoncé lors d’une question d'actualité initiée par le sénateur Muya Muboyayi à la Chambre haute du parlement.

A travers la décision prise en juillet 2024 par son prédécesseur, Guillaume Ngefa a ainsi révélé une entrave à la loi. Selon lui, cette dernière exige aux confessions religieuses uniquement l'obtention de la personnalité juridique mais nulle part et impose aux praticiens du culte d 'obtenir un permis de culte pour l'exercice de leurs ministères. « Ces dispositifs ont consacré une entrave arbitraire à la liberté des religions garantie par la Constitution et une violation manifeste du cadre légal régissant les associations confessionnelles dans notre pays », a dénoncé Guillaume Ngefa.

Ses investigations révèlent qu’au lieu de payer 25 dollars de taxe exigés, certains requérants étaient contraints de débourser jusqu'à 100 dollars par pasteur pour obtenir l’autorisation de l’exercice du culte. « J'ai décidé de supprimer cette exigence illégale parce que jusque-là, on ne connaît pas l'ampleur de cette collecte, et où sont partis ces fonds ». Il a également ouvert une cellule au sein du ministère de son cabinet pour collecter les plaintes y relatives pour les analyser en vue d 'une éventuelle injonction d’enquête pour ces faits.



Henock Mukuna