RDC : après le réquisitoire de l'auditorat pour solliciter la levée des immunités de Kabila, Francine Muyumba invite Tshisekedi à convoquer le congrès si des " fautes graves ont été commises par ses prédécesseurs "
Cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Francine Muyumba a lancé un appel solennel au président Félix Tshisekedi, à travers une lettre ouverte, consultée par ECHO.CD ce samedi 17 mai à Kinshasa, dans laquelle elle dresse un tableau préoccupant de la situation démocratique en République Démocratique du Congo. Elle y dénonce une série de faits graves qu’elle estime contraires à l’État de droit et aux engagements constitutionnels du chef de l’État.
Parmi les points évoqués figurent : La nomination contestée des dirigeants de la CENI sans consensus politique, l’impunité face aux crimes économiques, la répression des manifestations pacifiques et l’usage excessif de la force, la levée du moratoire sur la peine de mort, la détention arbitraire de journalistes, la prolongation illégale de l’état de siège dans l’Est du pays et enfin la menace d’une suppression de la limitation des mandats présidentiels.
S’appuyant sur les articles 69 et 74 de la Constitution, elle rappelle au président son rôle d’arbitre et de garant de la continuité de l’État et du respect des lois. Elle l’invite à convoquer le Congrès s’il estime que des fautes graves ont été commises par ses prédécesseurs, comme le prévoit l’article 166 de la Constitution.« Un peuple qui oublie ses lois prépare sa propre servitude. Un Président qui oublie son devoir trahit son serment », écrit-elle, en concluant que l’histoire retiendra autant les bâtisseurs de l’État de droit que les responsables de ses reculs.
Exauce Lompema