• Publié le 30 Oct. 2025
  • Lecture 488

RDC : Condamnée à 12 mois de prison avec sursis, l'adjudante Ebabi échappe à l'incarcération immédiate

Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe a rendu son verdict mercredi 29 octobre, dans l’affaire opposant le ministère public à l’adjudante Ebabi Bongoma, alias Sahara. Cette dernière a été reconnue coupable d’avoir enfreint un télégramme du chef d’état-major général interdisant aux militaires de publier, sur les réseaux sociaux, des photos ou vidéos en tenue militaire. Le tribunal a donc prononcé une peine de 12 mois de servitude pénale, assortie d’un sursis, sans incarcération immédiate, marquant ainsi une sanction symbolique mais ferme à l’encontre de la militaire.

Selon le ministère public, ce geste, bien que d’apparence innocente, constituait une violation délibérée des consignes de l’armée visant à préserver l’image et la discipline au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). En droit congolais, une peine assortie de sursis signifie que la condamnée ne sera pas incarcérée immédiatement, sauf en cas de récidive dans un délai déterminé. Il s’agit d’une mesure de clémence qui suspend l’exécution de la peine à condition de bonne conduite.

Ainsi, l’adjudante Sahara demeure libre, mais sous surveillance, le jugement rappelant à tous les militaires la nécessité d’observer la réserve et la discipline imposées par leur statut. Les faits qui lui sont reprochés remontent au 19 octobre 2025, lorsque la prévenue s’est rendue dans un studio photo de Matonge (Kalamu) pour une séance avec son fiancé, en vue de leur mariage. Les clichés la montraient en uniforme, échangeant un baiser avec son compagnon.

Exauce Lompema