RDC : Constant Mutamba qualifie son procès de «complot politique» et dénonce le déni de justice contre ses deux requêtes
Dans une déclaration poignante transmise depuis sa cellule de détention. L’ancien ministre d’État la Justice, Constant Mutamba, a brisé le silence vendredi 7 novembre, en qualifiant son procès de « complot politique » orchestré contre lui. Il a accusé la Cour constitutionnelle d’avoir refusé d’examiner deux requêtes en inconstitutionnalité liées aux réquisitoires du Procureur général.
« La Cour constitutionnelle, censée être impartiale pour stopper cet abus manifeste de droit, a plutôt résolu de mettre sous paillasson les deux requêtes… rendant ainsi sélective sa mission de protectrice des droits fondamentaux », a déclaré Constant Mutamba. Pour lui, «ce déni de justice » confirme la thèse d’un règlement de comptes politique visant à le discréditer pourtant, il a rappelé que ses résultats à la tête du ministère de la Justice restent « tangibles et reconnus ».
Selon Mutamba, l'ouverture d’un procès contre un ministre de la Justice nécessite « des soubassements sérieux » et non, «une clameur publique fabriquée et complaisante ». Il dit avoir accepté les « conditions inhumaines et illégales de détention » pour exprimer la résistance et la solidarité envers le peuple congolais et africain à qui il a lancé un appel à poursuivre la lutte pour « une vraie justice, pilier du développement d’un Congo et d’une Afrique libre et indépendante ».
Président du parti politique NOGEC, Constant Mutamba a soutenu par ailleurs que cette épreuve renforce plutôt sa détermination à défendre ses idéaux. « Ils ont cru m’humilier, mais ils ont plutôt humilié tout un pays, tout un continent, et le chef de l’État qui m’a nommé à ce poste », a-t-il regretté, avant de s’interroger si de son procès, était-il «vraiment opportun de plonger le pays dans cette distraction et crise de confiance du peuple envers ses dirigeants ? ».
Exauce Lompema