RDC : le Cadre de Concertation déplore l’omission des arrestations des opposants et l'instrumentalisation de la justice dans la déclaration du CIG
Le Cadre de Concertation des forces politiques et sociales a déploré la posture de silence diplomatique du Groupe de contact international pour les Grands Lacs (CIG) dans sa déclaration du 5 mars 2026. Il a dénoncé l’omission des arrestations des opposants, la fuite de certains acteurs politiques, l'instrumentalisation de l'appareil judiciaire ainsi que des restrictions croissantes des libertés publiques en RDC dans son rapport.
Cette force politique demande cependant au CIG d’intégrer explicitement dans ses prises de position publiques, comme dans ses démarches diplomatiques, la question des atteintes aux droits humains. Cette suggestion « vise à exercer une vigilance accrue et une pression constante sur les autorités congolaises afin qu'elles se conforment aux engagements internationaux de l'État congolais en matière de respect des libertés fondamentales», rapporte un communiqué.
Au sujet de la crise sécuritaire qui secoue le pays, le Cadre de concertation des forces politiques et sociales a réaffirmé
« son attachement à une résolution pacifique, inclusive et durable de la crise que traverse la République démocratique du Congo ». Pour cette coalition, seule une démarche fondée sur ces principes est de nature à restaurer la confiance entre les institutions et les citoyens, et à jeter les bases d'une stabilité politique durable ainsi que d'un État de droit pleinement respecté.
Henock Mukuna