Retrait des rebelles à Uvira : les FARDC dénoncent une manœuvre visant à détourner la pression internationale qui s'accentue sur le Rwanda
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont qualifié l’annonce du retrait des rebelles à Uvira dans la province du Sud-Kivu, d’un coup médiatique destiné à tromper l'opinion tant nationale qu'internationale, qui ont exercé des pressions contre le Rwanda, commanditaire de la rébellion pour respecter l’accord de paix récemment signé à Washington sous l’égide du président Donald Trump.
Selon le communiqué lu, samedi 20 décembre, par le Général-major, Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, cette attitude constitue une manœuvre visant à instrumentaliser la confiance des négociateurs américains et qataris en vue de détourner la pression internationale qui s'accentue sur l'Etat agresseur et ses forces d'occupation militaire. Il dénonce la présence la présence visible et continue des combattants et unités armées du M23/AFC/RDF dans Uvira et ses environs, contrôlant ainsi certains axes routiers.
Pour illustrer cette accusation, « à UVIRA centre, beaucoup de militaires rwandais sont présents et visibles, habillés soit en tenue de la Police rwandaise, soit en tenue civile d'autres même sont aperçus au port de KALUNDU et à la frontière avec le BURUNDI, côté congolais», a confié le porte-parole de l’armée. Ces rebelles, à l’en croire, maintiennent «des barrières et postes de contrôle érigés par ces groupes armés toujours opérationnels, entravant la libre circulation des personnes et des biens dans Uvira et ses environs».
Henock Mukuna