• Publié le 22 Avr. 2026
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SFK 2026 : une croissance de 5,9 % et une inflation à 3,3 % ouvrent la voie aux investissements dans les villes de la RDC (Mukoko Samba)

Face à une urbanisation accélérée, la Semaine Française de Kinshasa (SFK) 2026 s’est imposée comme une tribune d’alerte sur l’avenir des villes congolaises. Réunis le 22 avril, décideurs publics, partenaires internationaux et experts ont dressé un constat préoccupant des défis liés à la croissance urbaine, notamment en matière d’infrastructures, de gouvernance et de gestion environnementale. « Nous faisons face à une pression urbaine sans précédent qui exige des réponses rapides et structurées », a souligné Rémi Maréchaux, ambassadeur de France en RDC.

Le vice-premier ministre de l’Économie nationale, Mukoko Samba, a de son côté rappelé que « Le FMI projette une croissance de 5,9 % en 2026 avec une inflation maîtrisée à 3,3 %, ce qui constitue une base solide pour investir dans nos villes. » Il a toutefois appelé à l’action : « La rapidité compte, mais la profondeur des réformes et des partenariats sera déterminante. » Un appel partagé par les participants, qui plaident pour une vision stratégique à long terme afin de faire des villes congolaises de véritables moteurs de développement.

Les participants ont insisté sur la nécessité d’une action coordonnée et ambitieuse. « L’urbanisation ne peut plus être subie, elle doit être planifiée », ont martelé plusieurs experts, appelant à des politiques publiques cohérentes et à une approche intégrée. Dans ce contexte, le numérique apparaît comme un levier stratégique. « La digitalisation est un outil incontournable pour mieux planifier nos territoires et améliorer les services urbains », a affirmé Émile Ngoy, ambassadeur de la RDC rn France, mettant en avant son rôle dans l’optimisation des ressources et la modernisation des villes.

Exaucé KRANE