Tanganyika : reprise progressive des activités à Kalemie après la levée de la « ville morte »
Les activités socio-économiques reprennent timidement à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, après deux journées de « ville morte » décrétées par les opérateurs économiques membres de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). Ce geste visait à dénoncer la montée de l’insécurité ainsi que certaines mesures fiscales controversées, dont l’installation de postes de péage en pleine zone urbaine. « La situation sécuritaire est devenue intenable pour les opérateurs économiques », a fait savoir un responsable local de la FEC.
Dans un communiqué publié mardi 20 janvier 2026, la FEC a annoncé la suspension du mouvement, indiquant avoir répondu à l’appel au dialogue lancé par le gouverneur du Tanganyika, Christian Kitungwa. « Nous avons accepté de lever la ville morte pour privilégier les discussions avec les autorités provinciales en vue de solutions durables », précise le document. Les échanges portent notamment sur la recrudescence des cambriolages, des vols à la machette et des braquages à main armée, qui affectent gravement le climat des affaires à Kalemie.
Ce jeudi 22 janvier 2026, commerces, marchés et stations-service ont rouvert leurs portes, marquant un retour progressif à la normale, bien que la reprise reste prudente dans plusieurs secteurs. Parallèlement, des militants du mouvement citoyen LUCHA ont organisé un sit-in à la mairie pour dénoncer l’insécurité persistante. Interpellés puis relâchés, ces militants estiment que « la levée de la ville morte ne résout pas le problème de fond ». De leur côté, les acteurs économiques et la société civile appellent à des actions concrètes pour restaurer durablement la sécurité et la confiance à Kalemie.
Obed Vitangi depuis Lubumbashi