Une française tuée lors des frappes de drones à Goma : la France exige le lancement d’une enquête « indépendante et impartiale et se tient prête à y contribuer »
Une ressortissante française travaillant pour UNICEF a été tuée lors d’une attaque de drones survenue à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’attaque, qui a également fait d’autres victimes civiles, a visé un quartier résidentiel de la ville dans la nuit de mardi à mercredi. Selon les premières informations, l’humanitaire participait aux programmes de protection des enfants affectés par la crise sécuritaire dans l’est du pays. France a exprimé sa vive condamnation de cette attaque et adressé ses condoléances à la famille, aux proches et aux collègues de la victime.
Dans un message publié ce jeudi 12 mars sur X, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a demandé l’ouverture rapide d’investigations. « La France demande le lancement d’une enquête indépendante et impartiale et se tient prête à y contribuer », a déclaré la diplomatie française, précisant être en contact avec les autorités congolaises afin de clarifier les circonstances et les responsabilités liées à ce décès tragique. Le ministère a également appelé les parties impliquées à éviter toute instrumentalisation de cette mort.
Paris a par ailleurs réaffirmé son soutien aux organisations humanitaires opérant dans la région. « Nous condamnons fermement toute violence contre les travailleurs humanitaires et les populations civiles, qui peuvent constituer des crimes de guerre », a souligné le ministère, appelant les acteurs du conflit à respecter le droit international humanitaire. La France a aussi exhorté les parties à instaurer un cessez-le-feu effectif et à poursuivre le dialogue dans le cadre des médiations internationales afin de parvenir à une solution politique durable dans la région des Grands Lacs.
Exaucé KRANE