«Union sacrée comme machine de division» : Moïse Moni Della propose sa substitution par le Camp de la patrie
Figure connue de l’opposition congolaise, Moïse Moni Della a proposé, dimanche 31 août, la disparition de l’Union sacrée de la nation pour laisser la place au camp de la patrie, justifiant : «Félix Tshisekedi étant garant de la nation ne doit pas être associé à un camp de partisans» que représente aujourd'hui sa plateforme politique, qui a tenu samedi dernier son deuxième congrès à Kinshasa.
Le leader de Conade a, face à la situation militaire et sécuritaire inquiétante, exigé des solutions appropriées pour sauver impérativement le pays. «Le congrès de l'Union sacrée ne peut qu'apporter des traitements palliatifs», reconnaît-il, confiant que « le camp de la Nation que j'appelle de tous mes vœux doit impérativement et rapidement réunir en son sein tous les nationalistes congolais au-delà des clivages politiques, ethniques provinciales, religieux», a lancé un communiqué, relayé par plusieurs confrères.
A l’en croire, «l'appel du président de la République à la cohésion nationale lancé autrefois est un pas dans la bonne direction», souhaitant que cela passe par la convocation d'un dialogue précédé des mesures de décrispation. «Hier peut-être l'existence de l'Union sacrée se justifiait mais aujourd'hui, elle apparaît comme une machine de division et de l'exclusion des Congolais quand l'unité reste pratiquement la seule arme fatale contre les velléités de l'ennemi rwandais et ses complices», a-t-il ajouté.
Henock Mukuna