Violences basées sur le genre en RDC : Plamedie Ibalanshim salue les avancées et estime qu'il y a encore à faire
Intervenante, au SpaceX d’ECHO.CD, dimanche 6 juillet, Plamedie Ibalanshim, vice-présidente de l’ONG «Jeunes En Action», a dressé un état des lieux des violences basées sur le genre (VBG) en République démocratique du Congo. Malgré des avancées notables, ce phénomène reste profondément enraciné, en particulier dans les zones de conflit.
Elle a rappelé que les VBG allant du viol aux mariages forcés, en passant par les violences domestiques, affectent majoritairement les femmes et les filles, mais touchent aussi les hommes, souvent en silence. « L'Est du pays paie un lourd tribut, où le viol est utilisé comme arme de guerre », a-t-elle dénoncé, tout en saluant par ailleurs les efforts du gouvernement : ratification du protocole de Maputo, création du ministère du Genre, mise en place de centres d’écoute, lignes d’urgence, et implication du président Tshisekedi dans la promotion de la masculinité positive.
Malgré cela, la vice-présidente estime que le combat est loin d’être gagné. « L’impunité reste la norme. Les victimes craignent les représailles ou la stigmatisation. Certaines ne parlent jamais », regrette-t-elle. Elle appelle à un sursaut collectif, au-delà des lois et structures, pour briser le silence, soutenir les survivantes et faire reculer définitivement les VBG en RDC.
Exaucé Lompema