• Publié le 14 Mai 2026
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Viols, disparitions forcées, exécutions sommaires : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions lors de l’occupation d’Uvira

L’ONG Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations des droits humains lors de l’occupation d’Uvira, au Sud-Kivu. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’organisation évoque des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées ainsi que des enlèvements de civils survenus entre décembre 2025 et janvier 2026, alors que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.

Selon Human Rights Watch, plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux ont été interrogés afin de documenter les violences attribuées aux combattants de l’AFC/M23, soutenus, selon l’ONG, par des éléments de l’armée rwandaise. Parmi les témoignages recueillis figure celui d’un père affirmant avoir perdu quatre de ses fils, exécutés à leur domicile après avoir été accusés d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres récits font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans des zones agricoles autour d’Uvira.

Pour l’organisation, les actes documentés pourraient constituer des crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que l’implication présumée des forces rwandaises renforce les accusations d’un soutien direct de Kigali au M23 dans l’est de la RDC, ce que le Rwanda continue de rejeter. L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes, sanctionner les responsables présumés des abus et renforcer la protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Exaucé KRANE