4 ans de guerre en Ukraine : au Conseil de sécurité, la RDC appelle à une solution diplomatique durable
Quatre ans après le déclenchement de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, le 24 février 2022, la question demeure au centre des préoccupations internationales. Lors de la 10110e séance du Conseil de sécurité des Nations unies, tenue le mardi 24 février 2026 sous la présidence du Royaume-Uni, la République démocratique du Congo a fait entendre sa voix. Par celle de son ambassadrice, Jocelyne Kabengele Lukundula, Kinshasa a réaffirmé qu’« il ne saurait y avoir de solution militaire à ce conflit », plaidant pour « une issue fondée sur la diplomatie et le dialogue, dans le respect du droit international humanitaire et de la Charte des Nations unies ».
Évoquant une situation qui n’est pas sans rappeler les propres défis sécuritaires de la RDC, la diplomate congolaise a insisté sur la nécessité de placer la protection des civils au cœur des priorités. Elle a salué les efforts des partenaires internationaux en faveur d’un règlement pacifique, tout en soulignant les lourdes conséquences humaines et économiques de cette guerre, qui aurait déjà causé environ 15 000 morts en quatre ans.
« Les répercussions transfrontalières de ce conflit affectent directement la sécurité alimentaire mondiale », a-t-elle averti, pointant les perturbations de la production et de l’exportation des céréales qui frappent durement des régions déjà fragilisées, notamment en Afrique. Selon elle, cette crise « illustre tragiquement le lien indissociable entre conflit armé, faim et instabilité ».
Forte de son expérience face aux conflits armés prolongés, la RDC a également rappelé son attachement aux principes fondamentaux consacrés par la Charte des Nations unies. Le même jour, elle a voté en faveur d’une résolution de l’Assemblée générale soutenant une paix durable en Ukraine. Par ce geste, Kinshasa réaffirme son engagement en faveur de l’égalité souveraine des États, du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, du règlement pacifique des différends et du rejet de toute forme de coercition contraire aux buts et principes de l’ONU.
Cadhy Mboma