RDC : réagissant au discours de Kabila, J.M Kabund appelle les gouvernants actuels et futurs au respect des règles démocratiques
L'adresse à la Nation, du vendredi 23 mai, de Joseph Kabila, ancien président congolais, ne cesse de susciter des réactions tant dans la majorité que dans l’opposition. Se référant à ce discours de plus de 40 minutes, Jean-Marc Kabund, président de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) a appelé les détenteurs du pouvoir actuels et à venir à «respecter les règles démocratiques, les lois et les règlements de la République, à se préparer, avec responsabilité et humilité, à quitter le pouvoir, car la roue de l’histoire tourne inlassablement et, comme le dit si bien l’adage, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.»
«Évaluer la démocratie à l’aune de ses intérêts personnels constitue une distorsion dangereuse : c’est non seulement politiquement incorrect, mais aussi socialement injuste», a-t-il regretté, déplorant qu’on ne peut pas défendre la démocratie uniquement lorsque l’on se trouve du mauvais côté du revolver, et tolérer la dictature lorsqu’on est du bon côté du revolver. «La démocratie et l’État de droit doivent être fondés sur des principes et des normes reconnus à la fois au niveau national et international», a-t-il asséné.
«En écoutant le discours du président honoraire, J.K.K., une leçon essentielle se dégage : nul n’est fort éternellement. Dans un État véritablement démocratique, le combat pour la démocratie ne devrait jamais être criminalisé, car il est mené non seulement pour honorer les morts, mais aussi pour défendre les vivants et préserver l’avenir des générations à venir», a-t-il déclaré, martelant qu’il «nous enseigne clairement que nul n’est plus grand et plus fort que la nation qui l’a vu naître. Quelle que soit la durée de la fête, le moment viendra où l’on devra répondre de ses actes devant l’histoire, voire même devant la justice.»
Exaucé KRANE