• Publié le 30 Avr. 2026
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Rejet de la motion de défiance contre le VPM Shabani : «cette motion s'est totalement discréditée d'elle-même » Garry Sakata

À l’Assemblée nationale, lors de l’examen de la recevabilité de la motion de défiance visant le vice-premier ministre de l'intérieur Jacquemain Shabani mercredi 29 avril au palais du peuple, le député Garry Sakata est monté au créneau avec une intervention à la fois technique et politique. S’appuyant sur le règlement intérieur, notamment l’article 235, il a défendu une motion incidente visant à faire déclarer irrecevable l’initiative parlementaire portée contre le ministre de l’Intérieur.

D’entrée de jeu, l’élu a salué l’exercice démocratique et reconnu la légitimité des députés à initier une motion de défiance. « Nous célébrons un grand jour d’expression démocratique », a-t-il affirmé, tout en rappelant que ces mécanismes obéissent à des exigences procédurales strictes. Selon lui, si l’insécurité est une réalité indéniable, elle ne saurait justifier un relâchement dans le respect des règles encadrant la mise en cause de la responsabilité gouvernementale.

Entrant dans le fond juridique, Garry Sakata a procédé à une lecture détaillée des dispositions réglementaires, validant d’abord la forme du dépôt de la motion. Toutefois, il a rapidement mis en doute la régularité des signatures. Il a évoqué la présence de noms inexistants parmi les signataires ainsi que des incohérences d’identité, parlant de « fraude avérée » susceptible d’invalider toute la procédure.

Le député a également soulevé la question du consentement de certains signataires, évoquant des cas de « vice de consentement » et de signatures obtenues de manière trompeuse. En procédant à une relecture arithmétique de la liste, il a estimé que le seuil requis d’un dixième des députés n’était plus atteint après exclusion des signatures litigieuses. « Cette motion s’est totalement discréditée d’elle-même », a-t-il tranché devant la plénière.

En conclusion, Garry Sakata a recommandé l’arrêt immédiat du débat pour cause d’irrecevabilité, tout en ouvrant la voie à une éventuelle motion préjudicielle. Il a suggéré, à titre subsidiaire, de saisir le parquet afin d’établir la véracité des signatures contestées. « Rien n’est tard pour mieux faire », a-t-il lancé aux initiateurs, estimant qu’un rejet renforcerait à la fois la crédibilité des motionnaires et celle de l’institution parlementaire.

Exauce Lompema