Consultations de Bujumbura : Martin Fayulu exige le retrait de la loi référendaire ou la suppression des dispositions jugées anticonstitutionnelles
L'un des participants congolais aux consultations sur la crise politique, sécuritaire et institutionnelle organisées à Bujumbura, au Burundi, l'opposant Martin Fayulu, a rappelé, dimanche 5 juillet, les ambitions de la coalition C64. Celle-ci exige le retrait total de la loi référendaire ou, à défaut, la suppression des dispositions qu'elle estime contraires à la Constitution de la République.
Le président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) soutient que cette loi porte atteinte à l'article 220 de la Constitution, qui interdit toute révision touchant notamment à la forme républicaine de l'État, au suffrage universel, au nombre et à la durée des mandats présidentiels, à l'indépendance du pouvoir judiciaire ainsi qu'au pluralisme politique et syndical.
« Tous les articles qui font référence à la violation de l'article 220 ou à la violation des dispositions que cet article protège doivent être retirés. Nous, nous n'avons pas de problème. On va laisser faire, puis on dira au président Tshisekedi que le monsieur termine le mandat qu'il a usurpé, et puis c'est fini », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer le credo de l'opposition : « En 2028, qu'il le veuille ou non, il partira. »
Henock Mukuna