• Publié le 16 Sept. 2026
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Marche de la C64 : Masanka Odia témoigne des violences, un membre d’ADD Congo succombe à ses blessures

Les incidents survenus lors de la marche de la Coalition Article 64 (C64), mardi 15 septembre à Kinshasa, continuent de susciter des inquiétudes, notamment après l’annonce du décès de Manassé Lomboto Bomingola, proche collaborateur et chargé de sécurité de Prince Epenge.

Dans une vidéo enregistrée après les incidents de la 10? Rue à Limete, Mme Masanka Odia Jeannette, du mouvement Femmes anti-changement constitutionnel et proche d’ADD Congo, raconte les menaces et violences dont elle affirme avoir été victime.

« On nous a menacés depuis la 10? Rue par la Force du Progrès. On nous a tabassés. Tel que je suis là, j’ai très mal au pied. Nous ne voulons rien d’autre que la démocratie dans notre pays », témoigne-t-elle.

Selon les informations recueillies après la diffusion de cette vidéo, Masanka Odia aurait ensuite été interpellée avant d’être relâchée dans la matinée de ce mercredi. Son entourage indique qu’elle fait actuellement l’objet d’une prise en charge médicale intensive en raison de son état de santé.

Les mêmes incidents ont également eu une issue dramatique pour Manassé Lomboto, présenté comme chargé de sécurité de l’opposant Prince Epenge. Plusieurs médias rapportent qu’il est décédé dans la nuit à l’Hôpital Olympique de Kinshasa, après avoir succombé aux graves blessures et traumatismes subis lors de la manifestation.

Les violences les plus importantes rapportées à Kinshasa se sont produites dans le secteur des 10e, 11e et 12e Rues à Limete, où des manifestants ont été confrontés à des éléments présentés comme appartenant à la Force du Progrès, avant l’intervention des forces de l’ordre. Le Forum des droits humains a également fait état d’interpellations, de blessés et de plusieurs activistes portés disparus après les incidents.

Concernant Manassé Lomboto, sa famille et ses proches affirment qu’il aurait été violemment agressé et que les blessures reçues au cours de ces événements seraient à l’origine de son décès. Certaines publications évoquent notamment une agression à l’arme blanche. Ces accusations et les responsabilités exactes restent toutefois à établir par une enquête indépendante.

Le décès de Manassé Lomboto vient ainsi alourdir le bilan humain rapporté après la marche de la C64 et pose davantage la question de l’établissement des responsabilités dans les violences enregistrées à la 10e Rue de Limete.