Crise à l’ARDEV : la direction réaffirme l’autorité de Jacques Kyabula Katwe et met en garde les frondeurs
Cadre de l’Action pour la Rupture et le Développement (ARDEV), César Limbaya a affirmé, jeudi 18 juin, que Jacques Kyabula Katwe demeure l’unique président national habilité à engager le parti. Cette mise au point intervient après le désaveu exprimé par le collectif des députés provinciaux du Haut-Katanga, dans un contexte de tensions internes.
L’ancien gouverneur de la Mongala a indiqué que cette démarche a été entreprise en violation des statuts de l’ARDEV. Selon lui, toute contestation de la direction du parti doit être examinée au sein des instances compétentes, notamment le directoire national. Il a ainsi réaffirmé que Jacques Kyabula Katwe reste le seul président national reconnu, tandis que Me Iber Mwamba demeure l’unique secrétaire général habilité à représenter le parti.
Pour César Limbaya, cette fronde est motivée par des « égos personnels » et des ambitions de positionnement. Dans un contexte marqué par les débats autour d’une éventuelle révision de la Constitution, il a jugé inopportun de s’engager dans des querelles internes, réaffirmant au passage l’engagement de l’ARDF à soutenir la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La direction du parti a, par ailleurs, mis en garde toute personne se réclamant de l’ARDF sans mandat des instances habilitées. Elle n’exclut pas d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs d’actes jugés contraires aux statuts du parti si la crise venait à perdurer. Tout en brandissant cette menace, elle a également tendu la main aux membres frondeurs, les appelant à privilégier le dialogue au sein du directoire national afin de préserver l’unité et la cohésion de la formation politique.
Henock Mukuna