Dialogue en RDC : Annie Matundu plaide pour la participation des femmes, principales victimes des crises et des conflits armés
Au cours de la première journée du forum organisé mardi 20 octobre, à Kinshasa, par la Synergie des Femmes pour la paix et la Sécurité (SFPS), Annie Matundu Mbambi, consultante en genre, développement, paix et sécurité, a mis en lumière les retombées de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle a notamment plaidé pour une implication réelle des femmes congolaises dans les dialogues politiques et les négociations de paix, estimant que leur absence des instances de décision constitue un obstacle à la recherche de solutions durables aux conflits.
Elle a rappelé que les femmes figurent parmi les principales victimes des crises et des conflits armés en RDC. Malgré les violences subies, elles jouent un rôle essentiel dans l’assistance aux personnes déplacées, notamment en leur apportant nourriture, soins et soutien. Annie Matundu Mbambi a ainsi déploré le paradoxe entre leur engagement sur le terrain et leur faible représentation dans les discussions visant à rétablir la paix. Elle a également souligné les difficultés liées à leur protection, alors que certaines femmes contribuent à l’alerte précoce au sein de leurs communautés pour prévenir les conflits.
Par ailleurs, la consultante a relevé que la résolution 1325 a contribué à ouvrir aux femmes des espaces de dialogue autrefois réservés aux hommes. En dénonçant aussi la persistance des discriminations et des attitudes qui remettent en cause leurs compétences dans les questions de sécurité et de négociation. Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer leur autonomisation économique, notamment à travers l’accès à la terre et au crédit.
Jemima Mukuna