• Publié le 26 Aôut 2026
  • Lecture 207

Fermeture des universités à Goma et Bukavu : Francine Muyumba appelle les parties au conflit à tenir l’éducation à l’écart des affrontements politiques et militaires

A LA UNE

L’ancienne sénatrice Francine Muyumba a réagi, ce mercredi 26 août, à la suspension des activités académiques et para-académiques dans les établissements d’enseignement supérieur de Goma et Bukavu, respectivement chefs-lieux de la province du Nord et Sud-Kivu. Dans une publication sur son compte X, elle appelle les parties au conflit à tenir l’éducation à l’écart des affrontements politiques et militaires.

Pour Francine Muyumba, les établissements d’enseignement supérieur doivent rester des espaces consacrés au savoir et à la formation. Elle estime que les étudiants et les enseignants ne doivent pas être les victimes des rapports de force. « On ne joue pas avec l’avenir d’une génération », insiste-t-elle.

L’ancienne sénatrice interpelle également la communauté internationale. Elle cite notamment les Nations unies, l’UNICEF, l’UNESCO et la MONUSCO. Elle les appelle à utiliser leurs mandats et leurs mécanismes de protection pour contribuer à la continuité de l’enseignement dans les deux villes du Nord et du Sud-Kivu.

Désormais opposante au régime en place, elle considère enfin que le droit à l’éducation ne peut dépendre de la situation politique ou sécuritaire. Selon elle, la jeunesse de Goma et de Bukavu, déjà éprouvée par la guerre, les déplacements et l’insécurité, ne doit pas subir une nouvelle privation. Pour l’ancienne sénatrice, « l’éducation doit rester une ligne rouge », quelle que soit la partie au conflit ou le rapport de force.


Henock Mukuna