• Publié le 18 Aôut 2026
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Jean-Jacques Lumumba et Carbone Beni : « Le Congo a besoin de citoyens qui ne soient ni soumis au pouvoir ni instrumentalisés par l’opposition »

Dans une tribune publiée lundi 17 août 2026, Jean-Jacques Lumumba, président du Collectif Restitution Afrique (RAF), et Carbone Beni, acteur de la société civile et président du mouvement social Patriote en Action pour l’Émergence de la République (PACTE), dénoncent le culte des personnalités et la naïveté politique qui, selon eux, fragilisent la société congolaise. Les deux acteurs estiment que l’adhésion aveugle à un camp politique, même lorsque celui-ci commet des erreurs, constitue un frein à l’exercice d’une citoyenneté responsable.

Pour Lumumba et Beni, la redevabilité ne peut être imposée de manière spontanée, mais doit se construire à travers « l’éducation civique », « le contrôle démocratique », « la liberté de parole » et « la capacité de proposition ». Ils soulignent également l’importance de l’organisation citoyenne et, lorsque cela s’avère nécessaire, d’une « mobilisation populaire pacifique, responsable et consciente » pour faire évoluer les pratiques politiques et institutionnelles.

Les deux signataires appellent particulièrement la nouvelle génération, notamment les jeunes de 20 et 30 ans, à prendre davantage part à la vie publique. « La citoyenneté, ce n’est pas seulement voter tous les cinq ans », écrivent-ils, estimant qu’elle implique également « interroger, surveiller, proposer, dénoncer, s’organiser et demander des comptes ». Ils encouragent ainsi les jeunes Congolais à dépasser l’indignation individuelle pour privilégier une véritable organisation collective.

Enfin, Jean-Jacques Lumumba et Carbone Beni défendent l’émergence d’une citoyenneté indépendante des clivages politiques. « Le Congo a besoin de citoyens qui ne soient ni soumis au pouvoir ni instrumentalisés par l’opposition », affirment-ils. Pour les deux acteurs, la République a besoin d’une génération « informée, exigeante, organisée et capable d’agir », engagée non pas contre l’État, mais pour veiller à ce que celui-ci demeure fidèle à sa mission au service de la population.

Exauce Lompema