• Publié le 1 Mai 2026
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Journée internationale du travail: entre fête et frustration, les jeunes kinois dénoncent une célébration déconnectée de leur réalité

A LA UNE

À l’occasion de la Fête du Travail célébrée chaque 1er mai, de nombreux jeunes de Kinshasa expriment un profond malaise face à la réalité du chômage. Pour eux, cette journée censée honorer les travailleurs met surtout en lumière une fracture sociale grandissante. Derrière les célébrations officielles, une grande partie de la jeunesse kinoise se lève chaque matin sans emploi, mais avec des ambitions et des rêves qui peinent à se concrétiser.

« Comment célébrer le travail quand on n’a pas d’emploi ? », s’interrogent plusieurs jeunes. Si une minorité estimée à environ 20 % peut profiter de cette journée pour se reposer ou marquer une pause bien méritée, la majorité près de 80 % ne se sent pas concernée par cette fête. Pour ces derniers, célébrer dans ces conditions semble déconnecté de leur réalité quotidienne, marquée par la précarité, l’incertitude et le manque d’opportunités.

Face à cette situation, certains jeunes appellent à donner un nouveau sens au 1er mai. Plutôt qu’une simple célébration, ils proposent d’en faire une journée d’expression et de revendication, afin de faire entendre leurs préoccupations aux autorités. Entre résignation et volonté de changement, cette jeunesse souhaite attirer l’attention sur l’urgence de politiques concrètes en faveur de l’emploi et de son avenir.



Jemima Mukuna