La CENCO s'oppose au changement de la Constitution : Jean Tshisekedi dénonce un manque d'équilibre
Le sénateur Jean Tshisekedi a déploré, dimanche 21 juin, la position de la CENCO sur un éventuel changement de la Constitution. Pour lui, l'épiscopat catholique a manqué une occasion d'apporter une lecture équilibrée et rassembleuse sur un débat qui divise la classe politique congolaise. Pour cette structure censée jouer un rôle d'apaisement, il regrette qu'elle ait choisi « une posture clivante, qui interroge davantage son positionnement dans les grands enjeux de la République ».
Le représentant du Kasaï considère que cette attitude traduit un alignement de la CENCO avec Joseph Kabila et ceux qui, selon lui, ont choisi la voie des armes contre les intérêts de la nation. « Cette prise de position n'est pas une surprise. Elle s'inscrit dans leurs démarches obscures contre la République », a-t-il écrit sur son compte X. Il affirme également que cette orientation s'est illustrée à travers les prises de position de son secrétaire général, qui s'était affiché aux côtés de ceux ayant choisi la confrontation avec l'État.
Dans un pays laïque, Jean Tshisekedi estime qu'aucune structure, aussi influente soit-elle, ne peut arrêter la marche de la République. « Le peuple congolais sait faire la différence : la CENCO n'est ni Dieu ni le peuple. Elle n'a pas le monopole de la vérité et ne peut se substituer à la volonté populaire », a-t-il déclaré, estimant que le verdict final reviendra au peuple.
Alors que les partisans du pouvoir soutiennent l'initiative de révision constitutionnelle, les opposants s'y opposent et appellent le président Félix Tshisekedi à renoncer à ce projet. La position de la CENCO continue ainsi d'alimenter les divergences au sein de la classe politique congolaise.
Henock Mukuna