• Publié le 12 Oct. 2026
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Lauréat du deuxième prix RIPO-Canex au Burkina Faso : Baba Tshikama déplore le manque de soutien du gouvernement congolais

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L’artiste pluridisciplinaire Baba Tshikama a porté haut les couleurs de la République démocratique du Congo (RDC) lors de la Rencontre internationale de la peinture de Ouagadougou (RIPO), au Burkina Faso. Il a remporté le deuxième prix RIPO-Canex, mettant en lumière le savoir-faire artistique congolais et la contribution des arts plastiques au rayonnement culturel du pays.

Cette rencontre s’impose depuis plusieurs années comme un carrefour de promotion des arts, d’échanges professionnels et de rencontres avec le grand public. Cette année, 40 artistes ont exploré le thème « Les défis du monde du lendemain ». Celui-ci invite à réfléchir aux solutions face aux bouleversements technologiques liés à l’intelligence artificielle, aux enjeux sanitaires, notamment ceux révélés par la Covid-19, ainsi qu’aux changements climatiques.

À travers ses tableaux, le représentant congolais a développé deux approches : la résistance et le naturel dans la nature. La première présente la vie comme un combat quotidien et appelle à résister aux maux qui gangrènent la société. La seconde met l’accent sur le vivre-ensemble et invite à bannir le séparatisme et le racisme pour favoriser l’harmonie entre les peuples.

« On avait soumis cinq œuvres. Le jury ou le commissariat a décidé de choisir deux œuvres sur la thématique », a-t-il expliqué au sujet du processus de sélection. Cette distinction lui ouvre également la voie à une participation à une rencontre internationale de peinture prévue au Nigeria le mois prochain. Baba Tshikama a salué le travail du jury, qui a reconnu la particularité technique et iconographique de ses œuvres, marquées par une touche artistique singulière.

Malgré cette reconnaissance internationale, l’artiste déplore le manque de soutien administratif, moral et financier dont souffrent les artistes congolais. Il appelle les institutions chargées de la culture et des arts à les accompagner davantage. Selon lui, leur travail contribue au rayonnement de la RDC. Il demande ainsi au gouvernement de leur accorder une attention comparable à celle réservée aux Léopards et à certains ambassadeurs culturels et artistiques.

Fort de vingt ans de carrière, Baba Tshikama plaide également pour une reconnaissance officielle des artistes par la Chancellerie des ordres nationaux et le ministère de la Culture. Selon lui, cette reconnaissance pourrait faciliter leurs démarches administratives, notamment l’obtention de visas pour participer à des événements internationaux. « Si on ne peut pas bénéficier d’un soutien, le fait d’être reconnu sur les plans administratif et politique nous donnera la facilité d’obtenir les visas et d’autres facilitations », a-t-il souligné.


Henock Mukuna