Procès Kabila : la partie civile affirme que le prévenu est d'origine rwandaise et exige 24 milliards USD de dommages
Lors du procès contre l’ancien président de et sénateur à vie de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, tenu le jeudi 21 août, la partie civile réclame plus de 24 milliards de dollars au titre des dommages et intérêts causés à l’État congolais. Ils soutiennent que l’infraction initiale de trahison devrait être requalifiée en espionnage, affirmant que l’ex-chef de l’État ne serait pas Congolais de naissance mais d’origine rwandaise, ayant usurpé son identité.
Les avocats de la République demandent sa déchéance de nationalité, avançant que son véritable nom serait Hyppolite Kanambe, et que le nom « Kabange » lui aurait été attribué par feu Ngoy Mukena, ancien ministre de la Défense. Le ministère public, pour sa part, avait rappelé lors de l’audience introductive que Joseph Kabila est bel et bien Congolais, fils de Laurent-Désiré Kabila et de Madame Sifa, réaffirmant ainsi sa nationalité.
La Haute Cour militaire entendra ce vendredi 22 août le réquisitoire du ministère public avant de rendre son verdict. Ce procès inédit, marqué par des accusations de haute trahison et des revendications financières colossales, attire l’attention tant au niveau national qu’international, divisant l’opinion entre partisans et détracteurs de l’ancien président.
Exaucé Lompema