• Publié le 6 Juil. 2026
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RDC : Ange Kasendue soutient la réforme de la Constitution et explique les motivations de sa démarche

Le secrétaire national adjoint et candidat bourgmestre de Mont-Ngafula, Ange Kasendue, s'est prononcé en faveur d'une révision de la Constitution de la République démocratique du Congo. Dans une analyse publiée ce lundi 6 juillet sur ses plateformes numériques, il estime qu'après près de deux décennies d'application de la Loi fondamentale, le moment est venu d'ouvrir un débat national sur son adaptation aux réalités actuelles du pays.

Pour étayer sa position, Ange Kasendue s'appuie notamment sur les articles 217 et 5 de la Constitution, qu'il considère comme contradictoires sur la question de la souveraineté nationale. « Je pense, à mon humble avis, qu'il est plus que temps de revoir notre texte fondamental qui régit notre chère République démocratique du Congo », affirme-t-il. Selon lui, l'article 217, qui autorise la conclusion de traités comportant un abandon partiel de souveraineté en vue de promouvoir l'unité africaine, mérite d'être réexaminé au regard de l'article 5 qui dispose que la souveraineté appartient exclusivement au peuple.

L'acteur politique estime également que toute réforme constitutionnelle devrait être soumise à l'approbation directe des citoyens. « Pensez-vous pas qu'il est temps que la population elle-même puisse en décider sur cette disposition ? », s'interroge-t-il, plaidant pour un recours au référendum. Il appelle aussi à une réflexion sur plusieurs aspects du système institutionnel, notamment le mode d'élection des gouverneurs et des sénateurs, ainsi que le retour éventuel à une élection présidentielle à deux tours.

Enfin, Ange Kasendue assume la dimension politique de son engagement en faveur de cette réforme. Membre d'un parti de l'Union sacrée de la Nation, il rappelle que la vocation d'une formation politique est « la conquête, l'exercice et la conservation du pouvoir le plus longtemps possible ». Il soutient néanmoins que sa démarche repose avant tout sur ce qu'il qualifie de « raisons scientifiques », liées à l'évolution des institutions congolaises et à la nécessité d'adapter la Constitution au fonctionnement actuel de l'État.

Exaucé KRANE