RDC-Burundi-HCR : le retour volontaire, la protection et la réintégration durable des réfugiés au cœur des engagements communs
Kinshasa a accueilli du 2 au 4 juin 2026 la deuxième réunion de la Commission tripartite réunissant la République démocratique du Congo, le Burundi et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). À l'issue des travaux, les parties ont réaffirmé leur engagement en faveur du retour volontaire, libre, sûr et digne des réfugiés, du renforcement des mécanismes de protection et d'assistance ainsi que de la réintégration durable des personnes rapatriées. Ces engagements ont été placés au cœur des conclusions adoptées par les délégations.
Selon le communiqué du ministère de l’Intérieur, les discussions ont permis d’évaluer les avancées enregistrées dans le processus de rapatriement volontaire des réfugiés, tout en examinant les défis humanitaires et migratoires persistants. Le rapport final élaboré par le Groupe technique de travail a été approuvé conjointement par le vice-premier ministre de l’Intérieur de la RDC, Jacquemain Shabani, et le ministre burundais de l’Intérieur, Léonidas Ndaruzaniye. « Cette approbation marque l’aboutissement des échanges techniques et politiques engagés entre les deux gouvernements et le HCR autour d’une gestion coordonnée des mouvements des réfugiés », souligne le communiqué.
Les trois parties ont également insisté sur la nécessité de renforcer la coopération transfrontalière, de mobiliser davantage de ressources pour la réintégration des rapatriés et de veiller au respect des instruments juridiques internationaux relatifs à la protection des réfugiés. Le gouvernement congolais a par ailleurs lancé un appel à l’accompagnement de la communauté internationale, particulièrement du HCR et des partenaires techniques et financiers, afin de soutenir les efforts de rapatriement, de relèvement communautaire et de stabilisation des zones de retour. « La RDC, le Burundi et le HCR poursuivront les concertations techniques et politiques pour assurer le suivi des engagements pris et garantir la réussite du processus tripartite », indique le document.
Exauce Lompema