RDC : Caleb Banza met en garde contre un dialogue réduit à un partage du pouvoir
Leader de la coalition C5, Caleb Banza a mis en garde contre une approche qui ferait du dialogue inclusif annoncé par le président Félix Tshisekedi une simple occasion de partage du pouvoir. Intervenant ce mercredi 5 août sur une radio de la place, il a plaidé pour un dialogue civique qui ne soit pas réservé aux seuls acteurs politiques, mais qui place au cœur des débats le peuple congolais, principale victime de la crise socio-économique et politique que traverse le pays.
« Le dialogue civique, c'est celui qui permet au peuple congolais d'être conscient et informé des différents enjeux objectifs, au-delà des intérêts personnalisés. À travers ce dialogue, chaque plateforme, selon son agenda et ses préalables, aura l'opportunité d'exprimer son opinion. Mais le peuple congolais, qui est le principal concerné, ne doit pas être mis à l'écart », a déclaré le jeune homme politique.
Pour Caleb Banza, le président Félix Tshisekedi dispose d'une nouvelle opportunité d'entrer dans l'histoire en consacrant une véritable rupture en faveur de la démocratie. Il estime que l'article 5 de la Constitution constitue le fondement le plus solide pour faire valoir toute prétention politique. Cet article dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l'exerce directement par voie d'élections ou de référendum, et indirectement par ses représentants.
Henock Mukuna