• Publié le 8 Déc. 2025
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RDC : « Ce qui s'est produit constitue un acte criminel orchestré pour intimider ceux qui portent la voix du changement » Jenny Ngalula (Interview)

A LA UNE


Madame NGALULA, quelle est votre réaction face aux violences survenues lors de l'activité de l'Honorable Jean-Marc Kabund ?.

Nous condamnons avec une extrême fermeté cette agression préméditée contre notre Président national et nos militants. Ce qui s'est produit constitue un acte criminel orchestré pour intimider ceux qui portent la voix du changement. Les autorités ont failli à leur devoir de protéger les citoyens et ont laissé la terreur remplacer le débat politique Cette attaque ne vise pas seulement notre parti : elle vise l'espoir de tout un peuple.

Vous affirmez que les autorités ont joué un double jeu entre l'autorisation de l'activité et son sabotage. Que voulez-vous dire ?

C'est une contradiction flagrante : d'un côté, l'activité était officiellement autorisée ; de l'autre, des groupes de délinquants ont été préparés et déployés pour le saboter. Ces individus n'apparaissent jamais par hasard, encore moins en présence des forces de l'ordre. Tout indique que ce sabotage a été planifié pour étouffer notre mobilisation avant le 15 décembre. Cela montre un régime qui autorise publiquement et sabote secrètement, incapacité grave à assumer l’exercice démocratique.

Que répondez-vous à ceux qui estiment qu'il s'agit d'un incident isolé ?

Ce n'est pas un incident isolé, mais une énième escalade de la répression. Les attaques répétées contre nos militants, les arrestations arbitraires et l'usage de nervis pour intimider confirment une stratégie délibérée : museler les voix dissidentes et masquer l'échec du régime à apporter des réponses aux attentes du peuple. Nous dénonçons ce climat d’impunité où l’État, au lieu de protéger, devient le premier facteur d'insécurité politique.

Quel message adressez-vous à vos militants, aux sympathisants et aux partenaires du Congo ?

Nous appelons nos militants à rester mobilisés, unis et vigilants. La peur ne nous détournera pas de notre combat pacifique pour la dignité du peuple congolais. Nous invitons également la communauté nationale et internationale à constater que le régime actuel préfère la violence à la confrontation des idées. Notre détermination reste intacte : seule la lutte libère, et le changement pour un Congo meilleur est inévitable