• Publié le 27 Oct. 2026
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RDC : Depuis Rome, la C64 exige la dissolution des « Forces du progrès » qu'elle qualifie de « milice » de l’UDPS

Au terme de deux jours de travaux à Rome, les 26 et 27 octobre 2026, le présidium de la Coalition Article 64 (C64) a rendu publics ses communiqués. Réunis autour d'Augustin Matata Ponyo, Moïse Katumbi et Martin Fayulu, les responsables de la plateforme ont fait lire leurs déclarations par Delly Sesanga. Parmi les revendications, l'une vise directement le camp présidentiel : la dissolution de la «milice» du parti au pouvoir, les « Forces du progrès ».

La coalition s'appuie sur l'article 190 de la Constitution, qui interdit et réprime les milices privées. Elle exige donc que celle qu'elle attribue à l'UDPS de Félix Tshisekedi soit dissoute, estimant que son existence est incompatible avec l'ordre constitutionnel. Dans le même texte, la C64 dénonce les arrestations arbitraires, les intimidations et les entraves à l'activité politique pacifique. Elle affirme que la guerre ne saurait justifier la suppression des libertés publiques.

La C64 réitère par ailleurs sa demande d'une enquête indépendante et crédible, notamment internationale, sur les violations dénoncées lors des manifestations du 12 juin et du 15 septembre 2026, ainsi que sur l'assassinat de Manassé Lomboto. Elle réclame que les responsabilités soient établies par une justice impartiale, que les victimes et les témoins soient protégés et que les préjudices soient réparés. Elle demande aussi la libération sans délai de plusieurs personnes détenues, dont Marley Vuvu et Prince Epenge.

Exauce Lompema